Le futur de Sacramento ? De’Aaron Fox, tout simplement !

Ahem… Bien le bonjour. Vous vous souvenez ? C’est le même auteur qui a écrit un magnifique article sur De’Aaron Fox et qui a posé cette question fort provocatrice : Est-ce que le renard est le futur de Sacramento ? On va déjà s’asseoir, enlever le tonneau de mélasse que Fox m’a mis sur le visage et on va faire un petit bilan de ses derniers matchs mais surtout de ses performances qui sont, disons-le, extrêmement sales. 

Les roses sont roses, les violettes sont violettes, les Kings sont toujours aussi imprévisibles. Qui aurait cru un seul instant que l’asile préféré de la NBA pouvait être capable d’inverser une tendance qui était plus que maussade il y a encore deux semaines ? Un break de quelques jours et nos jeunes rois en sont ressortis transformés, rayonnants et surtout déterminés. Une attaque huilée, rapide et incisive, une défense nettement plus intense et plus travaillée mais surtout un mental à toute épreuve et dans n’importe quel match de ces deux dernières semaines.

Sur les huit dernières rencontres, sept victoires nous sont acquises contre une seule défaite à Miami, rencontre qui est cependant perdue d’un seul point (suivez mon regard vers les « arbitres »). Comment cela s’est mis en place? Il y a avant tout un collectif mais il y a surtout un joueur, un chef d’orchestre, un musicien du parquet : Monsieur De’Aaron Fox. 

Alors OUI. Je vous avoue que de mon côté, à la sortie du deuxième match contre les Clippers (perdu 115-96), je n’étais pas enthousiaste quant au manque cruel de leadership dont faisait preuve notre jeune meneur choisi en 2017 par Vlade Divac (au moins, on peut te remercier pour ça légende). Ce que j’ignorais, c’est que ce même joueur puisse avoir l’envie de tout emporter sur son passage. Une tornade, un cyclone, que dis-je un ouragan était gentiment en train de se préparer. 

Tout commence avec les matchs contre New-York et Orlando. Swipa score ou participe à tous les niveaux lorsque les shoots ne rentrent pas comme par exemple dans son match face au Magic (16 Pts, 8 Rbds, 10 Pds). Un petit coup de mou à Toronto avec sept turnovers (malgré 24 Pts) mais la victoire au bout et puis… une étincelle. 

Celle qui va réveiller le monstre de talent qu’est De’Aaron Fox. Il concède la défaite face à Miami alors qu’il est l’auteur d’un match plus que satisfaisant (30 Pts, 6 Rbds, 6 Pds, 1 Stl mais 5 turnovers). À partir de là ? Il préchauffe comme dirait les joyeux compères de TrashTalk.

Les derniers matchs qu’il nous a proposés sont tout simplement hallucinants. Non seulement ils alignent des statistiques plus qu’impressionnantes mais il va surtout se rendre maitre des dernières minutes des matchs ? The King of the Fourth ? Doucement, nous laissons cela à feu Isaiah Thomas (le joueur de basket, pas l’homme) mais tout ce que l’on peut constater, c’est qu’il part sur des bases très solides.

C’est simple sur les 5 derniers matchs, le renard tourne à environ 13.2 Pts, à 55.3% au tir, à 43.8% à 3 pts… sur le 4ème quart-temps (ndlr : l’article a été rédigé avant le match face aux Sixers du 10 février). 

Oui, vous avez bien lu. Sur-le-4ÈME-QUART-TEMPS. Tout simplement infernal dans le clutch time, un monstre de rapidité et de finition au près, un mid-range, un jumper tout à fait soyeux et vous avez là une arme quasi-fatale pour tout adversaire. Vous pouvez dire « il suffit de mettre un bon défenseur dessus et il va tout de suite se calmer ». Allez demander à Kawhi Leonard, défenseur élite de son état, ce qu’il a pensé du petit tour de manège la match dernier en toute fin de rencontre.

C’est donc un ouragan qui est passé sur New-Orleans, Boston, Denver et Los Angeles (pas les bons mais on prend). Des clients qui restent quand même assez sérieux. Résultat des courses? 30.8 Pts, 3.4 Rbds, 8.2 Pds à 52% au tir, à 36.6% à 3 pts et fraichement élu Player of the Week. Alors Rémy ? Fox leader de sa franchise ou pas ?  

De toute façon, il va falloir observer si la régularité est au rendez-vous, s’il arrive à garder cet apex et à concrétiser dans la durée. Sans pour autant demander cette excellence tous les soirs mais plutôt observer s’il reste incisif, s’il arrive à jouer plus collectif lorsque les shoots ne rentrent pas et la vocalité de son leadership lorsque les difficultés arriveront. Voilà sur quoi il faudra se pencher prochainement.

En tout cas, Monsieur Fox, je vous tire mon chapeau et attends avec impatience la suite de vos exploits dans ces nuits endiablées sur les parquets NBA. 


Crédit photo : NBC Sports

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