Bilan de la trade deadline 2021 : le play-in et puis c’est tout…?

Plusieurs annonces ont été faites durant les semaines qui ont précédé la fin de cette Trade Deadline ce 25 mars. Des volontés de jouer le play-in malgré un groupe qui semble toujours à bout de souffle et les maigres espoirs que l’on tente de vendre à la Kings Nation.

Plusieurs sources ont d’ailleurs annoncé que les vétérans tels qu’Harrison Barnes, Buddy Hield ou encore Richaun Holmes ne seraient pas bradés. Certains ont voulu croire que tout cela n’était qu’un gigantesque écran de fumée et que notre General Manager avait d’autres plans en tête afin de reconstruire cette franchise en quête de playoffs depuis maintenant 15 ans.

Force est de constater que ce soi-disant écran de fumée se révélait être la véritable ligne directrice du Front Office. Une communication plus que confuse entre les décideurs, des questionnements autour du réel patron du sportif et quelques trades plus tard, voici donc ce qui s’est passé durant les dernières heures avant la fin de la Trade Deadline.  

Cory Joseph envoyé à Detroit contre Delon Wright

  • DET reçoit Cory Joseph, deux 2nd round picks (Lakers 2021, Kings 2024)
  • SAC reçoit Delon Wright  

Commençons d’abord avec une acquisition discrète et intéressante. Après une victoire chez les aigles d’Atlanta, Adrian Wojnarowski nous gratifie d’une Woj-bomb. C’est en effet le vétéran Cory Joseph ainsi que deux 2nd round picks qui vont être envoyés vers la franchise du Michigan en échange du guard Delon Wright, auteur d’une saison plutôt honnête du côté de Detroit. En récupérant ce joueur, les Kings viennent de gagner une meilleure profondeur de banc sur le backcourt. Les statistiques du monsieur ? : 10.4 pts – 4.6 rbds – 5 pds – 1.6 stls, le tout en 29 minutes. Cela prouve que Wright peut être une upgrade sur tous les compartiments du jeu, notamment en défense où les Kings peinent sur le terrain. Le joueur de 28 ans tentera de donner un nouveau souffle en sortie de banc dans notre asile favori.

Nemanja Bjelica ramène ses talents à South Beach

  • MIA reçoit Nemanja Bjelica  
  • SAC reçoit Moe Harkless – Chris Silva  

C’est ensuite deux joueurs en provenance de Miami qui viennent garnir à nouveau notre banc. L’envoi de Nemanja Bjelica (Mr Big Shot pour les intimes) vers le Heat nous a permis de récupérer un jeune intérieur énergique et un vétéran qui a vu plus d’une campagne de playoffs avec ses anciens coéquipiers des Blazers. Néanmoins, des problèmes de blessures et une infection à la COVID-19 n’ont pas permis à Moe de retrouver un peu de rythme sur cette saison (seulement 11 matchs joués). On espère que le rôle qui va lui être attribué en seconde unit par les Kings permettra un retour en force du forward. Chris Silva quant à lui peut toujours être intéressant à développer, mais il est difficile de voir en lui un joueur capable de faire la différence, surtout avec la concurrence sur son poste (Hassan Whiteside et Chimezie Metu).

Terrence Davis débarque à Sacramento

  • TOR reçoit un 2nd round pick  
  • SAC reçoit Terence Davis  

Sacramento va enfin finir ses emplettes à Toronto Tampa Bay chez les Raptors où ces derniers étaient aussi dans une forme de destockage après une première moitié de saison plutôt décevante. C’est à nouveau un renfort dans le backcourt que vient chercher notre management répondant au nom de Terence Davis. Auteur d’une première saison plutôt intrigante, la suite fut pour le moins… compliqué, que ce soit sur ou hors des parquets (une affaire de violence sur sa femme dont nous tairons les détails sous peine de grossièretés concernant le monsieur). Néanmoins, sa capacité à prendre feu et aussi ses coups de folies pourront être utiles dans une seconde unit en quête de solidité. Sa saison ? 6.9 pts – 1.9 rbds – 1.1 pds en 14 minutes, ce qui n’est pas si mal.  

Quelle direction à moyen terme ?

C’est ainsi que se conclue cette soirée plutôt mouvementée du côté des Kings, ce qui montre une certaine rigueur dans le travail de Monte McNair et rassure sur le fait que nous avons là un GM qui sait travailler. On ne peut pas dire que les trades soient si catastrophiques, au contraire. Les packages envoyés ne sont pas du tout énormes (malgré quelques picks mais qui n’ont pas un réel impact au moment où nous parlons), les joueurs ne sont pas inintéressants en soit et l’objectif de se renforcer (donc en donnant une profondeur sur le banc) est rempli. Sur le papier, la feuille de route est plutôt respectée vu l’objectif affiché… Alors pourquoi tant de morosité chez certains membres de la Kings Nation ?  

Tout simplement car l’ingérence qui est remontée durant ces deux dernières semaines se confirme à nouveau. Il faut se rappeler du discours de Monte McNair en début de saison, lui qui parlait de reconstruction, d’assainissement des finances ainsi que d’un nouveau projet signé par sa main. Après l’imposition d’un coach pour raisons financières (yikes), une saison en dent de scie, il change ses plans et souhaite faire un push pour le play-in… pas pour les playoffs, pour le play-in. Le dénominateur commun à tout cela ? Encore et toujours notre cher propriétaire Vivek Ranadivé.

Lui qui rêve de voir cette équipe chercher les playoffs le plus rapidement possible semble ne toujours pas vouloir entendre un plan sur le long terme et donc un possible tanking sur le reste de la saison. Or, lorsque l’on observe la prochaine cuvée de la draft 2021, on ne peut que secouer la tête et maudire cette impatience.  

Au delà de tout ça, c’est le manque d’une ligne directrice claire. La dernière interview de Monte McNair parle de bâtir une culture à Sacramento et d’enchainer les victoires. Ces mots semblent pourtant si creux quand on regarde les derniers moves loin d’être à la hauteur d’une équipe voulant franchir un cap. On se retrouve alors dans la même routine, le même problème que lors de la décennie 2010 : une équipe pas assez mauvaise pour réellement tanker mais pas assez forte pour tenter quoique ce soit en offseason. Un goût plutôt amer dans la bouche de beaucoup de fans, une impression de gâchis et une indécision permanente sur le long-terme… voilà ce qui ressort de cette Trade Deadline.  

Alors que pouvons-nous faire ? Espérer que les trades effectués soient payants afin d’arracher une place au play-in et, par miracle, décrocher cette sacro-sainte place en playoffs tant espérée. En revanche, si les défaites s’enchainent et que la 11-12ème place nous attend, il faudra définitivement déconstruire ce groupe.

Enfin, une question redoutée devra se poser si ce cirque continue : que fera Fox si l’équipe n’arrive pas à franchir ce cap…? Affaire à suivre. 


Source photo : Rocky Widner / Getty Images

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