The Lowe Post étrille les Kings : rififi et drama californien

Vous le savez, nous le savons. Les Kings ne sont pas la franchise la mieux gérée dans la NBA, voire dans le sport nord-américain (coucou les Detroit Lions et les Chicago Bears). On peut même décrire ces derniers comme l’une des équipes les plus dysfonctionnelles de l’histoire.

Des témoignages, il y en a beaucoup. Des histoires sur le management de Sacramento, tout autant. En revanche, Zach Lowe, rédacteur pour ESPN, nous a donné de quoi remuer le couteau dans la plaie.

Le renvoi de « Puke Walton »

Nous n’allons pas revenir en détail sur le sujet, des articles entiers y sont consacrés. Toutefois, il y a une première nouvelle qui donne déjà la température dans le sérieux des exécutifs. On apprend que le surnom « Puke Walton » aurait joué un grand rôle dans le renvoi de l’ex head coach des Kings.

Quoi ? Comment ? Un surnom peut avoir une quelconque importance ? Les résultats médiocres de ces dernières semaines n’ont-ils pas joué ? Bien entendu, mais ce qui a été le point de bascule fut ce surnom. En effet, les exécutifs n’auraient pas du tout apprécié être de nouveau la risée de la NBA. Vous me direz, nous le sommes déjà depuis 15 ans et vous auriez raison.

Quoiqu’il en soit, le partage massif de ce calembour a entériné la décision de renvoyer Luke Walton, qui s’en va avec un superbe parachute doré de 11.5M de $. En espérant qu’il n’oubliera pas de remercier son vieil ami Vlade Divac.

Les Kings : une « vaste blague »

Revenons à nos affaires. Zach Lowe, avec son invité Kevin Arnovitz (rédacteur ESPN), commence par recontextualiser la situation. Un fan vomit, Luke Walton est viré et c’est d’abord Arnovitz qui exprime la chose suivante :

Combien de fois faudra-t-il répéter qu’un « mariage » entre un nouveau General manager et un coach choisi par son prédécesseur ne fonctionne pas ? New Orleans (…) Minnesota (…) Orlando (…), ça ne fonctionne pas et ne fonctionnera jamais. 

Kevin Arnovitz via The Lowe Post

Nous ne sommes pas les seuls, il est vrai, mais McNair a fait le choix forcé de garder Lucky Luke. Il a parlé de l’idée que Walton allait nous ramener en playoffs à la fin de la saison dernière. Tout ce récit pour le virer après 17 matchs ? C’est alors qu’Arnovitz enchaine avec le fait suivant :

Les problèmes de Sacramento sont beaucoup plus graves que ce qui est montré et la prochaine recherche de coachs sera un problème.

Kevin Arnovitz via The Lowe Post

Il y a là de quoi avoir peur mais lisez plutôt ceci :

La question est la suivante : qui peut réussir en tant que prochain head coach des Kings ? Kenny Atkinson ? Doug Christie ? Même Red Auerbach s’il ressuscitait ? Aucune importance sur le profil car les conditions ne sont pas là pour réussir de toute façon.

Kevin Arnovitz via The Lowe Post

Le voilà le gros problème. La crainte qui est installée depuis longtemps chez les fans se confirme. Peu importe qui arrivera, ce qu’il y a autour ne pourra pas lui permettre de faire évoluer les choses.

Le véritable rôle du GM à Sacramento

Un autre point abordé et très important va faire beaucoup de mal. Arnovitz continue en décrivant le rôle d’un « GM normal » (la formulation fait déjà frissonner). En effet, ses responsabilités sont autour de la draft par exemple, du bien-être sportif de son équipe, de flairer les bonnes opportunités de trades sur le marché des transferts et plus encore dans un petit marché ou encore de gérer les finances. Il doit sans-cesse améliorer l’équipe, tel est son objectif. 

Vous suivez ? Alors prenez tout cela et oubliez. Voilà le vrai job de GM à Sacramento :

 À Sacramento, le véritable travail du GM est de gérer les exécutifs, les propriétaires et affiliés autour d’eux et c’est stupide de faire ça. C’est la chose la plus difficile que Monte McNair a à faire. On ne vous enseigne pas cette m*rde, de gérer les délires absurdes des dirigeants.

Kevin Arnovitz via The Lowe Post

Il n’est pas ici question de remettre en cause McNair, qualifié de compétent d’ailleurs par les rédacteurs. On parle ici de le « juger sur à quel point il réussira à convaincre les dirigeants que ses idées sont les bonnes » car à la fin, ce sont eux qui choisissent. 

Le corps décisionnaire 

Sean Cunningham a lui aussi parlé du fait que Vivek Ranadivé a encore mis son nez dans les affaires sportives, notamment pour le poste de head coach. L’agent du chaos éternel est un très bon surnom.

Ce n’est pas qu’une mauvaise idée, le fait qu’un propriétaire n’ayant aucune idée sur ce dont il parle prenne une décision, c’est aussi un très mauvais signal envoyé pour le prochain coach et le général manager. Ils savent que le propriétaire peut outrepasser leurs décisions.

Kevin Arnovitz via The Lowe Post

On se rappellera de l’affaire autour de la suspension de Demarcus Cousins que Georges Karl avait décidé et qui a été tout bonnement annulé par Vivek. Cela arrive quasiment « tout le temps » aux Kings.

Qui peut réussir ? Personne. Pas tant que le décisionnel ne change drastiquement (…) peu importe qui viendra, peu importe ce qu’il voudra.

Kevin Arnovitz via The Lowe Post

Au moins, il n’y a pas de réponses ambiguës données.

Le problème de la draft

Au delà de tout ce qui a été exposé, un élément qui permet aux franchises de remonter la pente est la draft NBA. Là aussi, les Kings excellent dans la médiocrité. 

Depuis 2006, les Kings ont eu 15 de leurs 16 choix personnels dans les lottery picks (1 à 14). Sur les 15 joueurs choisis, seulement 5 jouent encore en NBA (Haliburton, Mitchell, Cauley-Stein, Bagley, Fox). Seulement deux joueurs ont réussi à évoluer de manière satisfaisante pour le moment (Fox et Cousins). Voilà ce qu’on peut entendre de la part de Zach Lowe :

Les Kings sont dans la lottery depuis des années et c’est juste une succession de mauvais choix sur mauvais choix (…) si tu es dans cette situation chaque année, tu te dois d’avoir au moins un pick qui ne soit pas NUL.

Zach Lowe via The Lowe Post

Arnovitz continue avec le fait suivant : peu importe la situation ou les besoins, le GM n’a pas à faire ce travail de choix mais doit gérer les querelles incessantes des exécutifs. Toute la tristesse de la franchise est résumée dans ces mots. C’est pour cela que, malgré la lassitude des fans, ils ne peuvent rien y faire car le problème est bien structurel.

Il y a tellement de sombres affaires interpersonnelles aux Kings et cela commence tout en haut (…) Son (Vivek) obsession maladive avec les Warriors, chipoter sur le style de coaching de Michael Malone (car ne faisant pas comme les Warriors) par exemple…

Kevin Arnovitz via The Lowe Post

Le reste de la section du podcast sur les Kings rappelle l’épisode du trade avorté de Bogdan Bogdanovic, sur le début de saison de De’Aaron Fox dont nous avons déjà parlé.

S’il y a bien quelque chose à retenir… c’est qu’il va falloir être patient. On peut comprendre tout le désarroi autour de ce mot mais malheureusement, c’est l’état d’esprit dans lequel nous devrons nous trouver. Les prochains mois risquent d’être longs. Allons-nous avoir de quoi espérer par une percée des idées de Monte McNair ? Nous le souhaitons ardemment…

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